
aisément réparable sans doute), mais par une volonté, délibérément hostile ä cet esprit même, et sciemment
perpétuée par certaines autorités de l'Ordre, en Suisse comme en France. ». l°lus loin, il poursuit « C'est
pour ses motifs, et en considération de leur caractère extrêmement grave (toute initiation blanche,
détournée de sa source et de ses buts ne devient-elle pas ipso facto initiation noire ?), qu'un groupe de
Martinistes, détenteurs de la filiation des C.B.C.S., a décidé de revenir aux principes essentiels et
primordiaux de l'Ordre, et de faire de la filiation des C.B.C.S. un haut grade du Martinisme de
Tradition. ». Et d'inviter tous les membres des Conseils Suprêmes de l'Union des Ordres Martinistes ä
envisager la création d'un Chapitre de C.B.C.S. dans l'esprit qu'il vient d'exposer. Dans le même temps,
Robert Ambelain diffuse la filiation des C.B.C.S.. Rappelons les plus connus : Charles-Georges
Marschall von
hein,
premier Grand Maître de la Stricte Observance Templiëre, le Baron de
Hund, Willermoz, Lavater, Montchal, Savoire, Lagrèze, et bien sûr lui-même.
Le 30 Novembre 1959, en la fête de Saint-André, sont signées les Constitutions de l'Ordre des
C.B.C.S., Grand Prieuré Martiniste, par les trois Co-Prieurs Dupont, Encausse et Ambelain. Les
membres fondateurs en seront, outre les trois précédents, André Bastien, Georges Crépin, Paul Ferreira,
Bertrand de Maillard, Auguste Mollard, Alfred Pilotin, Albert Rolin, Irénée Sëguret, tous C.B.C.S et les
Ëcuyers-Novices Jacques Duvielbourg, Jean-Pierre Tertre. Les travaux débutent pour le chapitre le 20
Juin 1960 au domicile de votre serviteur qui a gardé le livre des procès verbaux jusqu'au 22 Janvier
1962, rédigés par lui-mème. Les tenues suivantes auront lieu au domicile de Philippe Encausse, 46 bd
du Montparnasse. Cette première tenue est consacrée ä des questions d'organisation et d'administration.
Le 12 Octobre, le Frère Pilotin parle de Johan-Georg Schrepfer (le texte demeure dans mes archives). Après
les échanges de vues, le Grand Prieur Robert Ambelain lit un texte rare sur le Couvent des Gaules de
1778. Le 9 Novembre, le Grand Prieur parle de la Voie intérieure et de sa technique, dont le texte doit ëtre
publié dans un livre et la partie secrète diffusée aux seuls Frères. Ce sera L'Alchimie spirituelle,
technique de la voie intérieure, paru ä la Diffusion scientifique en 1961.
Le 14 Décembre 1960, a lieu l'examen des candidatures des Frères Charles de
Saint-Savin et Robert Deparis. Le 11 Janvier 1961 se déroulent l'interrogatoire et l'admission des dits
Frères avec lecture du règlement du Grand Prieuré Martiniste,
explications et discussion. Ces Frères seront
reçus Écuyers-Novices le 8 Février 1961. Le
Frère Jean-Pierre Tertre donnera ä cette occasion un travail sur
Eques a capite galeato, livre de Benjamin Fabre que notre Frère Robert Amadou a démasqué
récemment comme l'écrivain catholique anti-maçon Jean Guiraud, professeur d'histoire.
Le 8 Mars 1961, le Grand Prieur parle de Naundorff et du problème de la survivance de la
lignée, avec allusion a Fersen, qui pourrait être le vrai père de Louis
XVII. Ce sujet fera l'objet d'un ouvrage de Robert Ambelain : Capet, lève-toi publié en
1987 chez Robert
Laffont. Le 12 Avril 1961, Philippe Encausse présente Jacques Cazotte.
Le 10 Mai 1961, le Grand Prieur parle
de Marmion et de son Évangile.
Le 22 Janvier 1962, le Grand Prieur fait un exposé sur la Réintégration selon Martinis de
Pasqually. La réunion se termine par l'étude d'un projet entre le Grand Prieur et le Frère de Ribeaucourt
pour la constitution d'un Grand Prieuré de France. Les travaux du Grand Prieuré Martiniste sont